Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /2008 15:57
Le musicien et compositeur Pierre Estève sera cet été l'invité de l'Espace Culturel Isturitz Oxocelhaya. Un prochain article vous en dira plus sur l'évènement qui s'étalera du 5 au 13 juillet.

Compositeur iconoclaste et de formation classique Pierre Estève surprend à chaque nouvelle création.

Toujours à l’écoute du monde et de ses nouveautés, féru d’informatique, il est un compositeur très prisé par le multimédia notamment des musiques de jeux vidéos d’aventure.
Chaque projet est pour lui l’occasion d’explorer un nouvel univers sonore. Techno trash (Virus), chœurs barbares (Dragon Lore 2), musiques baroques et intrigantes (Obscura), mystères pré-celtiques (Atlantis), musique classique (Atlantis 4), musiques rituelles et religieuses (Deo Gratias),  ou encore ses multiples musiques ethniques pour documentaires (pour plus de 50 films)…

Avec sa propre collection "Made In" (label Shooting-Star) il nous offre un catalogue où l'approche musicale et sonore est basée sur la matière et les éléments : les deux premiers titres BAMBOO et METAL offrent un passionnant métissage musical où se côtoient des instruments du monde entier.

C'est la préparation du troisième album de cette collection "Stone" qui a poussé Pierre Estève vers les Grottes d'Isturitz et Oxocelhaya, attiré par les musiques et les sonorités exceptionnelles de cet univers minéral.

Dans la presse :
La musique est souvent une histoire de chapelles, de sensibilités s'ignorant gentiment, se toisant quelques fois avec dédain. Le compositeur Pierre Estève est à la croisée de toutes ces portées musicales "ethno" aussi bien que "techno". Son discours et ses compositions sont capables de transformer une querelle cacophonique des Anciens et des Modernes en une mélopée claire d'un joyeux badinage. Alors qu'un des projets qu'il conduit avec l'IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique et Musicale) est l'invention d'instruments virtuels, le visiteur peut l'observer assis par terre au milieu de son studio d'enregistrement high tech : avec, dans les mains, deux baguettes terminées par de gros bigorneaux balinais. Il fait sonner des morceaux de corail étalés sur le sol. Ces bouts de calcaires serviront d'instrument pour son prochain album " Pierre".
Le Monde – Le chant des ordinateurs – Alain Thomas


Par Nath
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 17:13
Le jeudi 17 juillet à 18h30 au CEP Ospitalea d'Irissarry, dans le cadre de l'exposition "Ferme les Yeux pour voir la Préhistoire (exposition tactile dans le noir avec 25 reconstitutions d’objets archéologiques et ethnographiques qui se dévoilent sous nos doigts), nous vous invitons à participer à cet atelier :

Atelier préhistoire et écriture "Paroles d'objets"
Histoires orales, visuelles et tactiles d'objets préhistoriques : à l'écoute des sons et de la voix, vous êtes invités à explorer avec vos doigts et imaginer un récit autour d'un objet de l'exposition.
Avec Aude Labarge (Aulame-médiation en préhistoire), Corinne Lallemand et Jean-Philippe Leremboure (Espace Culturel Isturitz Oxocelhaya)

Public adulte et familial à partir de 8 ans
Durée : 2h30 - 20 participants - Atelier gratuit – inscription obligatoire au 05 59 37 97 20



Pour ne plus hésiter…. En vrac, quelques extraits recueillis lors du précédent atelier ; paroles et écrits mêlés d'enfants et d'adultes, voyants, non voyants… :

Un objet, c’est...
“Un objet, c’est un objet. Un objet, c’est lourd.
Un objet, c’est une chose. Un objet, c’est un souvenir. Un objet, c’est utile. Un objet, c’est personnel.
Un objet, c’est fait pour vivre.
Un objet, ça ne meurt pas...”
(Texte d’enfant)

“Un objet, c’est un outil de bonté. Un objet, c’est un amour perdu. Un objet, c’est ma mémoire qui s’enfuie. Un objet, c’est une musique au lointain.
Un objet, c’est pourquoi toi, l’autre, tu existeras. Un objet, c’est toujours et fragilité.
Un objet, c’est parfois je ne sers à rien, abandonné. Un objet, c’est l’enfant du monde.
Un objet, c’est l’enfant du monde.
Un objet, c’est la création du toujours, c’est mon esclave et ma joie, c’est ma soie de velours qui coupe mes mains, c’est mon dos qui frémit et qui craque, c’est mon oeil qui touche et submerge.
C’est ma marée et mon oubli.
C’est bientôt.
C’est pour jamais je m’éloigne et toi tu restes.
Et toi tu restes...”
(Texte d’adulte)

J’écris un texte avec quatre mot : noir, objet, saison et yeux
“L’objet noir est dans la saison des yeux.
Mes yeux regardent l’objet noir dans la saison.”
(Texte d’enfant )

Paroles mêlées d’enfants non-voyants

"Il y a très longtemps, il y a des millions d'années, le singe racontait des histoires.
L’homme avait des cheveux et un nez et on entendait de la musique."

Le Feu, paroles mêlées :

“Je percute plusieurs fois, avec la force... Et ça fait de la musique.
Le vent emporte l’odeur.”

“La braise... Un peu, c’est beaucoup et beaucoup, c’est un peu.”

“On sent le chaud dans les mains
Des ondes
Quelque chose de lourd
ça circule et
c’est froid
Il y a un arc ?”

“Je sens une tartine cramée”

“Le geste est beau, parce que c’est beau, c’est tout.”

Je me souviens de... Paroles mêlées :

“Je me souviens du crâne et alors j’ai eu peur
et
je me souviens toujours du crâne...
Je me souviens de l’odeur de la menthe
Je me souviens du porte-bébé et de mon frère qui a six mois
Je me souviens de mes ancêtres dans le sable
Je me souviens des crissements de pas
J’ai vu de la neige
J’ai vu un ruisseau
Et des couleurs
Je me souviens de la toux
De l’angoisse
D’échapper à son handicap
Je me souviens du tambour et de la fête
Je me souviens de la tête
De la grande peau qu’on gratte
Je me souviens de la pierre qui chauffe
et de la solidarité
et de l’espace
Je me souviens d’un sentiment d’incertitude
Des silex
Je ne me souviens de rien
On marchait...”

Je parle à un objet.. : (Texte d’adulte)

“Tu es doux et tu es seul.
Qui es-tu?
Tu ne ressembles à rien. Mes doigts prisonniers dans tes orbites et tes dents.
Toi, tout seul avec ta langue secrète, dans ta boîte d’os.
Petit secret.
Je t’attends...”

Paroles mêlées “d’expo”: (manque les rires d’enfants, les exclamations et... le silence)

-    Qu’est-ce que c’est cette chose, c’est pas préhistorique!
-    Je peux voir ce que j’ai touché?
-    Pardon, là, t’écrases mes mains.
-    Kécekecestkecestkeçakeça... Ah! (murmure)…
-    La fourrure m’a fait peur! Je croyais que c’était un vrai!
-    J’ai mis ma main dans le cimetière ! Dans le sable!
-    On a une impression de grandeur et l’espace est petit...
-    On se voit vraiment dans la préhistoire
-    J’ai fait un beau voyage...

Moi, j’ai préféré :

Moi j’ai préféré le crâne et le CD
Moi j’ai préféré le sable
Moi, j’ai préféré la radio
Moi, j’ai préféré tout
Moi, j’ai tout vu par-dessous
Moi, j’ai préféré la deuxième boule
Moi, j’ai préféré les cris de bébé

Je préfère le dernier son
(Paroles d’enfants)
Par Nath
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 11:02
Le Centre d'Education au Patrimoine d'Irissarry accueille du 4 février au 30 août une exposition "Ferme les Yeux pour voir la préhistoire". Exposition tactile dans le noir, réalisée par le Préhistosite de Ramioul en Belgique.

"Par le toucher, les sons et les odeurs, l'exposition propose au visiteur de cheminer dans l'obscurité le long d'un parcours sensoriel, au temps de la préhistoire : 25 reconstitutions archéologiques et ethnographiques se dévoilent sous nos doigts, suscitant l'imaginaire et bousculant nos représentations de cette époque lointaine."

L'espace Culturel Isturitz Oxocelhaya s'est associé au CEP pour mettre en place un programme d'ateliers à la fois artisitiques, sensitifs et ludiques. Ouverts à tous (adultes et familles), ils ont lieu soit au CEP, soit aux grottes d'Isturitz Oxocelhaya.

Paroles d'objets / Objectuak mintzo
Histoires orales, visuelles et tactiles d'ojets préhistoriques ; à l'écoute des sons et de la voix, explorez avec vos doigts et imaginez un récit autour d'un objet de l'exposition.
Avec Aude Labarge (Aulame - Médiation en préhistoire), Corinne Lallemand  et Jean-Philippe Leremboure (Espace Culturel Isturitz Oxocelhaya

Résonances / Oihartzunak
Ecouter la musique du corps, les sons, travailler sur la voix et les résonances dans la grotte. Avec Christophe Hiriart, musicien, Compagnie Lagunarte.
Lieu : Grottes d'Isturitz Oxocelhaya

Regards en mouvement / Begiradak ibilki
Découverte des appuis, de la verticalité, des sensations corporelles dans la grotte. Expérimentez pour appréhender la déficience visuelle.  Avec Jean-Philippe Leremboure
Lieu : Grottes d'Isturitz Oxocelhaya

Visite de l'exposition et animations associées (CEP et grottes) : entrée libre et gratuite
Ateliers pour les publics adultes et familles (enfants à partir de 8 ans)
Réservation obligatoire pour toutes les animations au 05 59 37 97 20

Par Nath
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /2008 11:22

Chantier intérieur... de l'ombre à la lumière

Grottes d'Isturitz et Oxocelhaya
Dimanche 8 juin 2008 à 17h30


Performance dansée avec l'atelier d'expression contemporaine Ortzia, sous la conduite de la chorégraphe Marie Tellechea.
Avec Raoul Garcia et Matthieu Prual, musiciens


Aux habituels spectacles de fin d'année, Marie Tellechea préfère, pour ses ateliers, l'organisation de "performances" qui lui permettent d'amener la danse (et les danseurs...) hors des lieux conventionnels : à Ustaritz l'an dernier, autour de la peinture, à Hasparren il y a deux ans, sur la place de l'église dans le cadre d'une fête de la musique... Ce sera cette année aux Grottes d'Isturitz et Oxocelhaya.


Marie Tellechea qualifie cette performance de "parcours poétique dans la grotte". Il est le fruit d'un travail sur le mouvement, le son, la voix ; autant de modes d'expression qui ont été spontanés durant la phase de création, avec, il faut le noter, une participation très active et très libre des plus jeunes danseuses. Pour la chorégraphe, ce parcours pourrait aussi être qualifié "d'état de travail" tant les grottes recèlent de matières à explorer.. "un vrai chantier, bien réel, et subtil à la fois" nous dit Marie Telechea.

Le groupe est composé de six élèves, adultes et adolescentes, auxquelles se joignent deux danseuses confirmées séduites par le projet. Les musiciens sont Raul Garcia (scie musicale) et Matthieu Prual, (saxo et autres instruments à vent) qui viendra pour l'occasion avec des "instruments à bruissement"... Le lieu a demandé une implication importante au groupe : basculant le rythme habituel de l'atelier, ce sont cinq demi-journées qui ont été nécessaires à la préparation de ce parcours. Les danseuses ont également pris part à des ateliers animés dans les grottes : avec le danseur Jean Philippe Leremboure, sur le mouvement, les appuis, la verticalité et avec Christophe Hiriart sur la voix, et la résonance.

Danse et musique, en itinérance dans les grottes. Prévoir une petite laine (14°C)
Tarifs : Adultes et jeunes à partir de 12 ans : 6 € - Enfants de 6 à 12 ans : 4 €
Réservations au 05 59 29 64 72

Par Nath
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 10:39
Les objectifs de la recherche

Prémices d'une présence…
Les fouilles actuelles concernent une période comprise entre  -40 000 et -30 000 ans, période fondamentale qui voit la disparition de l'homme de Neanderthal et l'apparition de notre ancêtre Cromagnon.
Le chantier concerne plus particulièrement le premier millénaire de la présence de l'homme de Cromagnon dans notre région. Le Pays Basque s'inscrivant ici dans une région allant des Pyrénées Occidentales à la côte cantabrique.
Isturitz est un des très rares sites européens qui permettent d'appréhender de façon si riche les premiers temps de la présence de Cromagnon ; les prémices de cette présence….

De la notion de territoire…
Concrètement, les données obtenues permettent de comprendre comment ces groupes humains ont exploité leur environnement proche, les liens qu'ils ont entretenus avec les territoires environnants ; mais aussi, et au-delà, elles nous éclairent sur les raisons pour lesquelles ces groupes humains se sont installées précisément dans ces territoires.
Pour toutes ces raisons le site d'Isturitz est considéré à l'heure actuelle comme un site fondamental pour les chercheurs

La notion de territoire guide en partie cette recherche : les scientifiques visent à faire ressortir les modalités d'interactions entre les groupes humains et entre les territoires au travers des échanges, des déplacements, des contacts,...
Travailler sur le site d'Isturitz pour les chercheurs, c'est donc aussi entretenir des relations étroites avec les autres chercheurs du sud, de la haute vallée de l’Ebre jusqu'à la côte cantabrique.

Le chantier de fouilles en pratique

Au quotidien, sur le site des fouilles…
Sur une durée de 1 mois, une équipe de fouilleurs de 16 à 20 personnes : des étudiants en Archéologie ou en Préhistoire (mais également des amateurs passionnés).

En accompagnement, une équipe scientifique…
En 2007, l'équipe scientifique qui exploite les données compte 32 personnes : chercheurs et scientifiques de diverses universités françaises et étrangères, du Ministère de la Culture, du CNRS.
C'est une des plus grosses équipes fonctionnant actuellement sur ce secteur de recherche.
Le responsable scientifique et coordinateur des recherches sur le site d'Isturitz est Christian Normand du Service Régional de l'Archéologie Aquitaine.

Ce chantier bénéficie d'un financement conséquent - à la mesure de son importance scientifique – avec la participation du Ministère de la Culture, du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, de la SARL des Grottes et de l'Université de Toulouse le Mirail.

Une des missions de l'équipe est aussi de veiller à la diffusion des résultats, d'une part, auprès de la communauté scientifique (avec chaque année la participation à au moins un colloque international) mais aussi en travaillant sur une diffusion auprès du grand public…



Par Nath
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 16:26
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Dido Lykoudis sur des textes de Jean-Claude Guillebaud - Photos de Raymond Depardon


Des textes de Jean-Claude Guillebaud dits par la comédienne gréco-éthiopienne Dido Lykoudis accompagnant un montage vidéo composé de 90 magnifiques photos de Raymond Depardon, projeté sur écrans. En itinérance, à l’intérieur des grottes.

Dido Lykoudis nous plonge dans un voyage où musique, images et textes se confondent. Elle interroge et révèle son propre "retour en Abyssinie" à travers le regard et les écrits des deux grands reporters.
 
Le texte de Jean-Claude Guillebaud évoque ces émotions qui hésitent entre le désir de se perdre dans des terres d'une écrasante beauté et le besoin viscéral de témoigner des misères, des fléaux vécus dans le silence, de la splendeur aussi d'une des civilisations les plus anciennes d'Afrique… Conter l'Ethiopie…
Voyage au cours duquel nous entendrons aussi la langue amharique, langue officielle éthiopienne, murmurée, chantée, psalmodiée par Dido Lykoudis …



Par ECio
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 15:46
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Sur le site des Grotes d'Isturitz et Oxocelhaya les 29 et 30 septembre 2007

La danseuse et chorégraphe Sylvie Molina directrice artistique de  AMS, des Arts - des Lieux - des hommes est l'initiatrice de cette première
"Création Civile" en Pays Basque.

Elle se tourne vers les habitants, les artistes, les associations locales, et les associe pour vivre, au cœur d'espaces publics, villages, villes, sites de nature et de patrimoine, des moments d'art et de pensée. La poésie du simple rend compte d'un rituel contemporain qui prend appui à la source sur les traditions en Pays Basque.

Les Créations Civiles ont pour but de créer des moments d'art où la qualité de présence de chacun est considérée comme une des données essentielles de l'événement.

Des présences silencieuses et habitées, comme l'espace les entourant.... la "petite danse" ou les pieds deviennent terre d'accueil pour questionner notre relation aux êtres, aux choses, à l'environnement
L'usage de la simplicité, portée par tous, prend toute sa dimension poétique, sa force, son envolée de sens.
Une invitation à vivre un événement poétique, d'art et de pensées, accompli au cœur de l'espace public de nature et de patrimoine.

eus   

euska
Par Nath
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